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Il y a des gens qui vous connaissent sans jamais vous avoir trop parlé; de ces gens qui vous admirent pour un pseudo-talent dont ils vous croient doté. Moi, j'ai rencontré quelqu'un comme ça. Quelqu'un qui sait tout, qui ressent tout, une sorte de double qui connaît mes réactions et mes moindres désirs. Vous pourriez appeler ça un coup de foudre amical, moi je ne l'appelle pas je le vis, simplement. Et je peux dire que cette personne est quelqu'un de magique, un petit peu mon Ange gardien qui me suivrait dans les bons comme dans les mauvais moments. Je ne sais pas l'an prochain, ce que ça deviendra, mais on ne sait jamais ce que la vie nous réserve et les histoires les plus courtes sont souvent les plus intenses...

# Posté le dimanche 30 août 2009 17:15

Allez danse, allez chante, allez prends la vie comme un jeu...

Bizarrement, je pensais que j'aurais du mal à relever la tête, encore une fois. Pourtant... Pourtant je suis là, bel et bien sur pieds, avec ce sourire qui refuse de quitter mes lèvres. Je m'attends toujours à mordre la poussière, mais bizarrement depuis deux ruptures je reprends le dessus sans aucun problème... Serais-je en train de m'endurcir? Peut-être... Ou pas. Au final, ne vaut-il pas mieux rester détachée au maximum? Regardes... Je n'ai aucune photo de nous, ni même de toi, alors en un mois, même si quelques moments étaient beau... En un mois nous n'avons pas eu le temps de construire le genre de souvenir qui laissent plus de trace qu'une photographie. Il y a certaines personnes que j'ai en mémoire, des moments imprimés sur ma rétine, des instants de bonheur qui seront présents pour toujours mais... Sur la pellicule de notre bonheur, je n'arrive même pas à voir ton visage. Ce sourire qui me faisait craquer et tes yeux, je ne les vois que sur les photos des autres, s'adressant à d'autres photographes et non à moi... Je me souviens de notre intimité, et surtout de tes baisers, tu sais lorsque tu me prenais par la taille et que tu venais caresser mon cou du bout des lèvres, repoussant mes cheveux avec une telle douceur que ça me faisait tout oublier? La lueur des bougies qui éclairaient ton corps avec tant de grâce... Mais au final, vois-tu, je n'ai que les sensations qui restent, ton visage n'apparaît jamais... Peut-être est-ce un signe, peut-être me suis-je trop attaché à ces souvenirs et non à toi. Je ne sais pas, je sais juste que je vais bien. Je ne suis pas la plus heureuse, par moment ton absence se fait ressentir mais après tout, cela fait six mois, six longs mois que tu m'as laissée. Alors je pense que l'absence est devenue une habitude, peut-être même que je m'en suis lassée et qu'aujourd'hui, tu n'as plus grande importance. J'aurais tout donné pour tes baisers et tes caresses, mais je crois que je ne me serais jamais sacrifiée pour toi... Mes motivations n'étaient visiblement pas les bonnes.

# Posté le samedi 20 juin 2009 13:27

Rewind.

"Salut, papa. J'ai voulu venir te voir, hier soir. J'étais tellement seule que j'ai songé à me tourner vers toi, mort. C'est dure, la solitude. Je crois que je commence à comprendre pourquoi tu es mieux mort, je crois oui. Peut-être parce que j'ai hérité de ton mal. Peut-être... Mais la grille était fermée. Tout est toujours fermé lorsqu'il faudrait que ça soit ouvert. Je ne sais pas, ça vient peut-être de moi, toute cette merde partout. Je crois que je suis pas vraiment faite pour vivre. Enfin... Je veux dire que ça ne colle pas. Moi, tout ça là, cet espèce de vie de merde. Tu crois que c'est moi? Je veux dire... Tu crois vraiment que ça me correspond? Évidemment, tu peux pas répondre. J'ai envie de croire que je trouverai une réponse à mes questions un jour mais je crois qu'abandonner me conviendrait mieux. Je ne me vois pas vivre dans une jolie maison avec quatre chambres, une salle de bain, une cuisine et un joli jardin dans lequel japperait joyeusement un chien. Tu me vois dans ce foutu cliché, toi? Tu crois que je serais heureuse avec deux gosses qui me feraient les pires crasses du monde, un mari infidèle et un métier merdique? Merde à la fin... J'veux rien de tout ça. Et à bien y réfléchir, je ne veux rien du tout. J'aime rien en particulier, ma vie se résume à m'attacher à quelqu'un et à me faire jeter. Je ne suis bonne qu'à ce jeu. C'est triste, pas vrai, un peu pitoyable. Tu crois que ça aurait pu être différent si t'étais pas mort? Si tu t'en étais sorti? Peut-être que j'aurais pas tant manqué d'amour et que je serais pas aussi... bizarre avec les gens. Je vois pas mon utilité en ce moment, et je n'ai pas vraiment envie d'en avoir une quelconque. Je suis juste fatiguée, j'ai envie de partir le plus loin possible pour tout recommencer. Tu m'aurais peut-être soutenue, comprise, que sais-je. C'est drôle quand même que j'ai eu envie de te voir après cette cassure sentimentale. Ouais, c'est drôle... Bizarre, quoi. J'ai sans doute pensé que ça ferait bouger les choses en moi. J'en sais rien, savoir que ton corps est enfoui sous moi, le voir pour de vrai, ça ferait peut-être évoluer. Ca me ferait peut-être évoluer. Mais après tout j'en sais rien, je sais pas si je vais changer un jour, et je sais pas si ça en vaut la peine. Je vais finir par mourir, on m'oubliera, e ça sera bien mieux comme ça. Au moins, je n'aurai plus mal... Painless."

# Posté le lundi 15 juin 2009 12:41

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Les choses ne sont pas toujours comme nous voulions qu'elles le soient. Parfois, il suffit de peu pour que tout bascule. Un décès, un message, un petit mot sur un bout de papier froissé. Et alors tout dérape, tout fui, tout semble couler entre nos mains. L'impression de ne plus rien contrôler et de laisser les choses se dérouler sans avoir aucun impacte devient une réalité, et alors la réalité devient notre cauchemar. Quand tout est fait et qu'il est trop tard pour faire demi-tour, on est bloqué, avec nos regrets et notre dégoût, dans un présent qu'on voudrait tuer. Lorsque les actes de ceux que vous aimiez deviennent autant d'armes dressées contre vous; lorsqu'un rien vous blesse, vous détruit; lorsque plus rien ne pourrait vous sortir de cet engrenage. Alors le temps fui comme un lâche, alors on se retrouve seuls et désemparés, on se rattache à ceux qui nous font souffrir, on tente d'y croire bien que tout espoir se soit déjà envolé. Le bonheur est devenu à nos yeux quelque chose de vital, qu'il nous est impossible d'avoir. On devient exécrable pour se cacher, pour ne pas souffrir de l'amour de ceux que l'on aime. On voudrait y arriver, à trouver la personne dont on aurait besoin, à se sortir du gouffre dans lequel on est plongé ou à déterrer l'égo qu'on avait pris soin de cacher au plus profond de nous. On croit en des personnes qui ne font rien pour nous, on se rattache à des illusions sans chercher à voir la réalité. Tout nous atteint.

# Posté le dimanche 31 mai 2009 12:39